Histoire naturelle
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Le pin maritime

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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LE PIN MARITIME.

La culture du pin maritime (Pinus maritima), dont Bremontier s'est servi pour fixer les dunes de la Gascogne, a pris un très grand développement dans les départements du sud-ouest de la Fiance, et en particulier dans les landes qui bordent le littoral. On le reconnaît à son port élancé, à sa tige nue jusqu'à une assez grande hauteur; ses feuilles sont longues, pointues, d'une odeur aromatique, d'une saveur acidulé, qui laisse un arrière-goût acre et résineux.

Les fleurs sont monoïques : les mâles sous forme de chatons rameux, ovoïdes, recouverts d'écaillés imbriquées qui portent deux anthères ; les femelles également sous forme de chatons, mais dont les écailles supportent deux fleurs femelles renversées. Le fruit, qui présente l'aspect d'un cône, porte le nom de pigne ou pomme de pin.

On cultive cet arbre dans les landes pour en retirer la térébenthine. Pour cela, on pratique dans l'écorce des incisions larges de dix à douze centimètres, longues d'un ou deux mètres (carrés). La résine s'écoule le long de ces incisions sous forme de larmes, composées en grande partie de térébenthine tenant en dissolution des substances résineuses de nature diverse, dont une partie se résinifie à l'air et forme des croûtes blanches mamelonnées le long des fentes du tronc (barras du galipot). Cette térébenthine est recueillie au moyen d'un godet de terre ou d'un réservoir creusé dans le sol au pied même du pin. Après la récolte, le produit obtenu (gemme) est distillé avec de l'eau dans un alambic. On obtient ainsi de l'essence impure de térébenthine, qui passe à la distillation, tandis qu'on trouve comme résidu du brai et du goudron qui servent à divers usages. Une rectification ménagée donne l'essence pure et incolore, telle que l'exige le commerce.

Lorsque l'arbre est épuisé, ce qui se produit après un temps plus ou moins long, on en chauffe le bois en vases clos, après l'avoir coupé en petites bûchettes. On obtient ainsi du goudron. On peut encore en faire un charbon léger, de bonne qualité et très employé pour le service des forges. Enfin, le fruit, connu vulgairement sous le nom de pigne, constitue un excellent combustible : tout trouve son emploi dans ce précieux végétal. Malheureusement, la malveillance a détruit, dans ces derniers temps, un grand nombre de forêts (pignadas) par des incendies qui se propagent, surtout dans les fortes chaleurs d'été, avec une violence telle qu'il devient souvent impossible de les circonscrire et d'empêcher ainsi que la plantation tout entière ne soit dévorée par les flammes.

Mont-de-Marsan. G. Sourbets.

 

 

 

  


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