Histoire naturelle
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Aperçu sur la végétation du monde primitif

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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APERÇU SUR LA VÉGÉTATION DU MONDE PRIMITIF.

En abordant un sujet aussi vaste que celui de la flore fossile, j'essaierai simplement de montrer comment la végétation du monde primitif se rattache à celle que nous avons sous les yeux, et comment la nature, procédant toujours en quelque sorte par degré, est arrivée enfin à cette perfection admirable que nous nous plaisons à regarder comme le résultat final de ses longs et pénibles efforts, parce que l'homme lui-même se considère comme le roi et le chef suprême de la création.

C'est au milieu de révolutions nombreuses, et après avoir traversé une longue suite de modifications, que notre globe est arrivé à son état actuel. L'histoire de la plante fossile se confond avec celle de ces révolutions mêmes : à peine la croûte terrestre se fût-elle formée, que la force créatrice, qui, depuis les plus hautes origines, renouvelle incessamment la face du monde, commença à y répandre ses germes bienfaisants et féconds. L'on a divisé l'histoire du monde primitif en phases d'évolutions ou périodes dont chacune a sa flore particulière : les types se développent pour disparaître comme les individus; ils sont suivis de formes plus parfaites qui disparaissent à leur tour, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la nature soit arrivée à une perfection relative qu'elle ne conservera pas éternellement. Ce sont les caractères généraux de ces différentes périodes que je vais essayer d'esquisser rapidement.

I. Époque primaire.

1 ) La végétation pendant la période de transition.

C'est à la base inférieure du terrain silurien qu'on trouve les traces des premiers végétaux. Ces premiers-nés de la terre présentaient naturellement une grande simplicité dans leur organisation : c'étaient des plantes marines qu'on rapporte à la famille des Varechs ou des Fucoïdes, qui se développaient en un long ruban ou se ramifiaient en plusieurs branches, tel est le Butholepis antiquata, trouvé dans le grès calcaire du terrain silurien inférieur de New-York, ou bien encore des arbres gigantesques à feuillage très simple, tel que le Lomatophloyos crassicaule, corda, dont les rameaux, disposés en spirale, portaient à leur extrémité une épaisse touffe de feuilles charnues ; d'autres enfin, à tige cylindrique et sans feuilles.

Les nombreux marais de celte époque étaient sans doute couverts par les souches de la Stigmaria ficoïdes, Brogn., dont le tronc court, peu élevé au-dessus de l'eau, se divisait en longs rameaux ordinairement submergés et garnis à leur extrémité de feuilles charnues. Tous ces végétaux, quelquefois ligneux, mais le plus souvent charnus, n'avaient ni fleurs ni fruits et portaient a leur place de simples sporules. En un mot, c'était le règne des cryptogames vasculaires. En outre, des cryptogames assez semblables peut-être à nos champignons, devaient former la plus grande partie de cette végétation primitive ; cependant leurs vestiges ne sont pas parvenus jusqu'à nous, sans doute à cause du peu de consistance qu'offrait leur tissu.

Vers la fin de la période de transition avec la formation dévonienne, la végétation semble avoir pris un développement plus considérable ; nous en avons la preuve dans les dépôts d'anthracite qui caractérisent cette époque. Les schistes anthracifères et le groupe de la grauwacke nous présentent déjà de belles fougères (Cyclopteris hibernica) des Sigillaria, des Calamites arborescentes et des Annularia, type dont l'île de Java peut seule nous offrir encore aujourd'hui quelques rares échantillons. Parmi les plantes particulièrement propres au terrain dévonien, il faut noter avec la Cyclopteris hihernica, l'Asterophyllites coronata.

Strasbourg, mai 1871. P. K. (A suivre.)

(1) Genre de vers dont la plupart habitent les eaux douces.

(2) Mollusque bivalve d'eau douce.

C3) Crustacé de l'ordre des Stomapodes, de la famille des Mysiens.

 

 

 

 

  


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