Histoire naturelle
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Le mois de Mai

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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Le mois de Mai
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Conseils aux débutants en entomologie
De la respiration végétale
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Les Ilybius des environs d'Evreux
Aperçu sur la végétation du monde primitif
Georges Guvier
Conseils aux débutants en entomologie
Du vol chez les oiseaux
Aperçu sur la végétation du monde primitif
Du rôle du fer dans la végétation
Note sur la chasse du Serica brunnea
Conseils aux débutants en entomologie
Le tabac, sa culture, sa fabrication
Préparation des lépidoptères
Aperçu sur la végétation du monde primitif
Quelques mots sur le vol des insectes

 

LE MOIS DE MAI.

Le mois de mai, et surtout la fin de ce mois, est, pour le naturaliste comme pour tout le monde, le plus beau moment de l'année. La nature entière s'est réveillée : les arbres ont repris toutes leurs feuilles, les prés se sont couverts d'une herbe haute et fournie, parsemée de fleurs de toute espèce. Et ces feuilles, cette herbe, ces fleurs servent de retraite, soit aux oiseaux qui nous étourdissent de leurs chants, soit aux myriades d'insectes qui saluent le printemps en bourdonnant ou en faisant entendre leurs petits cris stridents. Les eaux sont peuplées d'une infinité de larves et d'insectes aquatiques, que l'on peut recueillir pour les préparer ou pour les conserver vivants dans des aquariums ; il est assez facile, avec quelques soins, de les y élever et d'observer leurs moeurs et leurs métamorphoses. Pour les pêcher, on peut se servir du filet fauchoir, si toutefois le tissu dont il est fait est assez lâche pour laisser passer l'eau entre ses fils. Ce genre de chasse peut être très fructueux : le coléoptériste y recueillera des hydrocanthares, tels que les Dytisques, les Agabus, les Hydroporus, etc. ; l'hémiptériste, des hétéroptères, tels que les Notonectes, les Nèpes, les Hydromètres. Des Phryganes et de gracieuses Libellules volent au-dessus de l'eau et sur les herbes du bord, et plusieurs espèces de Cicadelles affectionnent les mêmes parages. Enfin, quelques coups de filet retireront de l'eau de nombreuses coquilles, Limnées, Physes et Planorbes, qui se tiennent dans la vase ou sur les algues. Il faudra surtout explorer les étangs dont l'eau est tranquille et peuplée de plantes aquatiques. Mais si cette chasse peut donner de nombreuses et bonnes espèces, elle est certainement beaucoup moins productive et surtout moins attrayante pour l'entomologiste que la chasse au filet et au parapluie ou la chasse à simple vue. Promenez le fauchoir pendant quelques minutes sur les graminées et les fleurs d'une prairie, ou sur les plantes diverses qui bordent les chemins, et, quand vous voudrez en vider le contenu, vous en verrez sortir une foule d'insectes de tous les ordres. Les diptères, qui sont les plus agiles, s'envoleront les premiers ; et, pour peu qu'il y en ait un certain nombre, on sera rarement assez adroit pour ne pas en laisser échapper la plupart. Il faudra se presser également de prendre les hyménoptères et les hémiptères ; quant aux coléoptères, ils sont généralement moins vifs, surtout si la chaleur n'est par trop forte : beaucoup restent immobiles au fond du filet.

II ne faut pas négliger non plus les coupes, et particulièrement celles où le bois coupé a séjourné assez longtemps. Sur les troncs et les fagots exposés au soleil, on trouvera plusieurs bonnes espèces de Longicornes et de Buprestides, surtout le matin. Les petits cadavres, ceux de taupes, par exemple, que l'on rencontrera dans ses courses, devront être aussi soigneusement examinés : on y prendra presque toujours en quantité des Nécrophores, des Silphides et de nombreuses espèces e Staphylins, que l'on pourra facilement saisir avec des pinces. Enfin, les champignons-bois des noyers et des arbres fruitiers devront être détachés et scrutés avec soin : ils servent de demeure à beaucoup d'insectes dont les larves y opèrent leurs métamorphoses. Il est bon même, si cela est possible, d'en emporter chez soi des fragments ; car l'on peut être sûr d'en voir sortir peu à peu des coléoptères de divers genres et quelques espèces de microlépidoptères.

 

 

 

 

  


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