Histoire naturelle
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Le mois d'Avril

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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LE MOIS D'AVRIL.

Il y a beaucoup à faire ce mois-ci pour le naturaliste, et particulièrement pour l'entomologiste. Ce sont d'abord les détritus, petits amas de tiges, de graines, de coquilles, que le courant des rivières et des ruisseaux recueille dans les prés, les champs, les bois qu'il a inondés, et qu'il vient déposer ensuite aux endroits où il est ralenti par quelque obstacle. Ces détritus, pendant la première semaine après qu'ils ont été abandonnés par le courant, sont une mine féconde pour le coléoptériste; l'hémiptèriste trouvera également à y recueillir quelques insectes. La meilleure façon de ne pas laisser échapper la plupart des insectes microscopiques qui habitent accidentellement ces localités, c'est de se munir d'un ou deux sacs qu'on remplira de détritus fins choisis aux meilleurs endroits, soit sur la berge, soit encore dans l'eau. Arrivé à la maison, on les étendra par portions sur une feuille de papier blanc, et l'on sera étonné de la quantité d'insectes de tous genres, surtout des Staphylins et des Carabiques, qui se sauveront à toute vitesse. On les prend à l'aide d'un pinceau mouillé et on les plonge dans un flacon d'alcool, où on peut les laisser jusqu'à ce qu'on ait le temps de les préparer (éviter cependant de les laisser plus de 2—3 mois dans l'alcool, car alors ils se racornissent, les couleurs s'obscurcissent, et ces insectes, longs souvent de 1mm à peine, deviennent indéterminables;. Il vaut mieux en prendre trop que trop peu ; souvent il est difficile de distinguer au premier coup d'oeil des espèces voisines, et l'on peut toujours conserver ceux que l'on a de trop dans des flacons en qualité de doubles.

Le conchyliologue trouvera beaucoup aussi dans les détritus : peu de coquilles vivantes, mais parmi l'innombrable quantité de mortes, il y en aura toujours un bon nombre de bien conservées. Au moyen des détritus, on peut très facilement se rendre compte de la faune d'une contrée, car en ramassant quelques poignées à différents endroits, on trouvera probablement un plus ou moins grand nombre de représentants de presque tous les mollusques testacés habitant les environs du cours d'eau.

Les conifères (sapins, pins, etc.) ainsi que les saules, les aubépines, les arbres fruitiers et autres qui fleurissent ce mois-ci, battus au-dessus d'un parapluie ou d'une nappe, fourniront beaucoup de coléoptères et d'hémiptères (cigales et punaises).

On fera bien aussi de se procurer un crible ou tamis de 0m40 de diamètre, muni d'une toile métallique à mailles de 3,5 mm à peu près. Il servira à tamiser les feuilles sèches, la mousse, le thym, etc., sur la nappe. On recueillera une foule de coléoptères et d'hétéroptères. — Nous signalerons encore une chasse relativement récente, celle des insectes myrmécophiles. Les fourmilières recèlent, outre leurs hôtes légitimes, tout un monde de coléoptères

qui y ont élu domicile, les uns comme alliés et serviteurs des fourmis, d'autres comme parasites, les autres comme bourreaux. D'après les fourmilières, tantôt on trouve un grand nombre de ces hôtes, tantôt on n'en trouve pas; c'est le matin, au printemps et en automne, que les recherches sont les plus fructueuses. Comme on chercherait inutilement à distinguer ces insectes, sombres et petits pour la plupart, au milieu du monde grouillant des fourmis, on fera bien de placera l'avance, sur la fourmilière et aux alentours, quelques pierres poreuses et plates sous lesquelles les myrmécophiles viendront s'abriter.

 

 

 

  


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