Histoire naturelle
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Buffon

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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BUFFON.

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, naquit à Montbard, le 7 septembre 1707. Fortement enclin à l'étude, il s'occupa d'abord de mathématiques. Au retour d'un voyage en Angleterre et en Italie, il traduisit la Statistique des végétaux de Hales (1733) et la Méthode des fluxions de Newton (1735). En 1733, jeune encore, il fut nommé membre adjoint de l'Académie des sciences, dans la classe de mécanique. Des mémoires assez importants ayant trait à des expériences sur les végétaux, faites au point de vue industriel et agricole, le firent nommer, en 1739, membre associé de celte Académie. Mais il passa dans la section de botanique. La même année, où les portes de l'Académie des sciences lui étaient ainsi ouvertes, il fut nommé intendant du Jardin-du-Roi. Il avait été désigné pour ce poste par Dufay, son prédécesseur, qui venait de mourir. En acceptant cette charge, Buffon résolut de s'en acquitter avec honneur; aussi, grâce à son honnêteté, à son désintéressement et à son activité, cet établissement devint-il rapidement un des plus beaux et un des plus importants de l'Europe. Ce n'est qu'après l'avoir complètement réorganisé et enrichi sans y épargner son propre argent, que ce savant quitta Paris et alla s'installer dans son château de Montbard, où il écrivit les ouvrages immenses qu'il méditait déjà. En 1753, il fut nommé membre de l'Académie française, et c'est à l'occasion de sa réception qu'il prononça son fameux discours sur le style. Jusqu'en 178S, Buffon vécut à Montbard, non sans faire de nombreux voyages à Paris. Il conserva toute la force de son esprit et travailla à ses ouvrages jusqu'à ce que la mort l'enleva, le 16 avril 1788.

Eu 1739, Buffon avait commencé un ouvrage de géant; au bout de dix ans d'un travail assidu, il fit paraître les trois premiers volumes de son ouvrage, qui contenait la Théorie de la Terre et l'Histoire de l'Homme. Dans les volumes suivants, il décrivit les quadrupèdes vivipares (l769); les oiseaux (1783); enfin, dans les cinq derniers volumes qui parurent de 1783 à 1788, il s'occupa des minéraux. A ces volumes déjà si nombreux, vinrent s'en ajouter encore neuf autres; c'est dans un de ceux-ci que parurent les Époques de la Nature, ouvrage à part, pour ainsi dire, dans lequel Buffon donne une nouvelle explication du globe.

Pour l'exécution de cet ouvrage immense, Buffon s'était adjoint des collaborateurs. Daubenton, son compatriote, l'aida jusqu'aux chapitres sur les oiseaux. Puis il fui remplacé par l'abbé Besson et Guéneau, de Monlbéliard. Buffon fit seul ses volumes sur les minéraux.

Ce travail, que ce grand savant acheva peu de temps avant sa mort, est pour ainsi dire gigantesque. Buffon admirait et aimait par-dessus tout la nature; il a voulu la décrire, et il l'a peinte avec des couleurs admirables. Si quelquefois ses descriptions ne semblent pas appartenir à la science pure, elles doivent, en tout cas, être rangées parmi les plus beaux monuments de la littérature française. On a reproché à Buffon d'avoir quelquefois laissé un peu trop de côté la méthode et les classifications. C'est que, je crois, l'esprit de Buffon n'était pas fait pour se soumettre à des régies; et, s'il l'avait fait, son oeuvre y aurait peut-être beaucoup perdu de son caractère. C'était aux successeurs de Buffon de compléter son oeuvre en soumettant à des systèmes, à des classifications, tout ce qu'il avait si bien décrit : c'est ce que devait faire Cuvier peu d'années plus tard.

Audincourt, Ed. Duvernoy.

 

 

 

  


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