Histoire naturelle
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Absorption des racines

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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DE L'ABSORPTION DES RACINES.

Les plantes se nourrissent, mais d'une manière différente des animaux ; elles trouvent et puisent dans le sol même qui les environne et auquel elles sont fixées, les matériaux nécessaires à leur développement et à la formation d'organes nouveaux. On peut remarquer que l'eau joue un grand rôle dans leur nutrition. En effet, on sait qu'une plante placée dans un sol presque dépourvu d'humidité ne tarde pas à périr. Si, au contraire, on l'arrose d'une manière convenable, on voit bientôt sa tige penchée vers la terre se relever, ses feuilles, à moitié desséchées, reverdir; en un mot, cette plante, presque sans vie, reprend vigueur. C'est donc l'eau chargée de principes nutritifs que puisent les racines des végétaux; mais cependant il existe des organes différents de la racine, qui jouissent de la faculté d'absorber : ce sont les feuilles.

Les feuilles, en effet, sont munies sur leur surface de petites ouvertures ou stomates, dont un des rôles est de pomper dans l'air l'acide carbonique ou l'oxygène, gaz qui, combinés en différentes proportions avec les principes de la sève, forment divers produits (acide oxalique, tartrique, amidon, cellulose, etc.). Dans les plantes pourvues de racines (Phanérogames et la plupart des Cryptogames), l'absorption s'exécute principalement par la partie fixée au sol, sans laquelle les végétaux ne peuvent exister. Mais il n'en est pas de même de quelques acotylédonées, des lichens, par exemple, qui, dépourvus de racines proprement dites, et composés d'expansions membraneuses fixées à des corps bruts, puisent seulement leur nourriture dans l'atmosphère.

Haies, célèbre physicien anglais, fut le premier qui calcula la force de succion des racines. Après avoir mis à nu une racine de poirier, il coupa son extrémité, y adapta un tube rempli d'eau, dont l'autre extrémité plongeait dans une cuve à mercure. Au bout de six minutes, le mercure s'était élevé de 27 mm dans le tube; mais comment cette eau a-t-elle pu pénétrer dans le tissu de la racine ? C'est par une force que Dutrochet a nommée endosmose. Les extrémités des radicelles, seules parties de la racine qui, d'après les observations, ont la faculté d'absorber l'eau chargée de diverses substances nutritives, sont favorables à l'endosmose, car leurs tissus étant gorgés de sucs plus denses que l'eau, il est évident que l'humidité située dans le sol tend à travers les parois poreuses des cellules vers les sucs plus denses qu'elles contiennent. Comme il a été dit plus haut, toutes les parties de la racine ne peuvent puiser les substances aqueuses qui doivent développer la plante et former de nouveaux tissus; il n'y a que les extrémités radicellaires qui soient propices à celle fonction. En effet, les racines se développent par suite de la formation de nouvelles cellules; elles s'allongent dans un sens opposé à celui de la tige, et par conséquent, leurs extrémités sont composées de tissus jeunes et tendres, gorgés de sucs épais et dépourvus de cette membrane de l'épiderme qui s'opposerait à l'introduction de l'humidité du sol ; aussi ces tissus, toujours nouveaux, favorisent l'endosmose, et n'agissent pas, comme on le croyait autrefois, à la manière d'éponges. (A suivre.)

Lunéville. A. Lemaire.

 

 

 

 

  


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