Histoire naturelle
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Araignées

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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ARAIGNEES.

Que de moeurs curieuses et intéressantes nous trouvons à étudier chez les araignées ; combien d'observations nouvelles et utiles à faire sur cet ordre si peu connu ! Et cependant on voit à peine de loin en loin un naturaliste s'occuper de cette étude, lorsque certaines autres branches de l'histoire naturelle semblent au contraire privilégiées et attirent à elles tous les regards, toutes les recherches. Pourquoi se trouve-t-il comparativement tant de collectionneurs de papillons et de coléoptères, et si peu de collectionneurs d'araignées ? On nous dira qu'il est difficile de prendre, difficile de conserver ces dernières ; mais cette difficulté n'est pas si grande qu'on veut bien se l'imaginer, et l'on doit aussi attribuer la cause du délaissement de cette étude à la répugnance, je dirai presque à la frayeur qu'ont certaines personnes de toucher ces insectes inoffensifs. Les araignées, il est vrai, ou du moins quelques-unes d'entre les plus communes, ont un aspect assez repoussant, une forme peu gracieuse, une couleur sombre, des pattes longues et très fragiles, enfin un corps mou qu'on écrase facilement entre les doigts lorsqu'on veut les saisir trop précipitamment; mais y a-t-il la vraiment de quoi décourager un naturaliste? S'il voulait se donner la peine d'examiner ces insectes de plus près, il reconnaîtrait alors qu'il y a bien des exceptions, et que s'il est de vilaines araignées, il en est aussi beaucoup qui sont parées des plus vives couleurs et des dessins les plus variés. Il n'a, pour s'en convaincre, qu'à regarder avec attention quelqu'une de ces belles fileuses, telles que l'araignée porte-croix. Malheureusement ces exceptions ne font pas pardonner aux autres leur laideur, et c'est une chose convenue, que lorsqu'on parle d'une araignée, on parle de la bête la plus hideuse et la plus sale qu'on puisse imaginer, digne tout au plus d'être écrasée. Personne ne voudrait croire que c'est, au contraire, un de nos auxiliaires à la fois les plus utiles et les plus propres; personne ne songe à admirer avec quel merveilleux instinct l'araignée tend ses toiles si fines et si régulières, et saisit les moucherons et les petits insectes qui viennent s'y prendre. On a aussi prétendu que les araignées possédaient un venin qui pouvait être dangereux pour l'homme. Mais il n'en est rien, du moins pour celles de nos contrées; et si, au moyen de la liqueur que sécrètent des glandes placées près de leur bouche, elles peuvent paralyser presque instantanément les petites mouches dont elles font leur nourriture, elles ne peuvent cependant piquer en aucune façon la main qui veut les saisir. Que l'on se rassure donc sur leur compte, et que l'on renonce au dégoût et à la crainte que l'on a pu avoir jusqu'à présent pour ces animaux inoffensifs !

Préparation et conservation des araignées.

Plusieurs moyens ont déjà été employés pour conserver les araignées sans qu'elles se racornissent ou qu'elles perdent leurs couleurs. Si l'on veut les conserver sèches, c'est-à-dire sans les placer dans l'alcool ou dans quelque autre liquide, il est indispensable de les souffler ou de les empailler avec du coton. Mais ces deux moyens, qui ne peuvent du reste s'appliquer qu'aux grandes espèces, sont peu pratiques et fort longs à mettre en exécution. Je les laisse donc de côté pour ne parler que de la conservation dans l'alcool, qui compense l'inconvénient qu'elle a quelquefois de ternir les couleurs au bout d'un certain temps par plus d'un avantage auquel il faut avoir égard, d'autant plus que si les couleurs sont un peu effacées, les caractères nécessaires à la distinction de l'espèce persistent toujours. Il suffit donc d'employer le moyen que nous allons indiquer ici.

Il faut, avant tout, ne point laisser trop longtemps hors de l'alcool l'araignée que l'on veut préparer, sans quoi on la verrait très vite se rider et se dessécher. Elle doit d'abord être collée avec de la gomme arabique qui n'est point soluble dans l'alcool, sur une bande de gros papier blanc ou sur une lame de verre à peu prés de la dimension du flacon dans lequel on veut l'introduire. Les pattes et les palpes seront étendues et fixées également au papier ou au verre avec de la gomme. Ainsi préparée, l'araignée sera placée dans un flacon à large goulot, ou mieux encore dans une éprouvette remplie d'alcool de bonne qualité. On pourra de cette façon conserver sans peine les araignées que l'on aura récoltées, et il sera facile de les étudier sans les sortir de l'alcool, ce qui sera très commode pour l'observateur.

 M. H.

 

 

 

  


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