Histoire naturelle
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Le mois de juin

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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Conseils aux débutants en entomologie
De la respiration végétale
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Aperçu sur la végétation du monde primitif
Georges Guvier
Conseils aux débutants en entomologie
Du vol chez les oiseaux
Aperçu sur la végétation du monde primitif
Du rôle du fer dans la végétation
Note sur la chasse du Serica brunnea
Conseils aux débutants en entomologie
Le tabac, sa culture, sa fabrication
Préparation des lépidoptères
Aperçu sur la végétation du monde primitif
Quelques mots sur le vol des insectes

 

LE MOIS DE JUIN.

Coléoptères. — Nous sommes maintenant en pleine saison entomologique ; encore un mois et demi, et il y aura un arrêt dans les chasses qui recommenceront en septembre. Il s'agit donc de profiter le plus tôt possible du temps qui nous reste jusqu'au mois de juillet. Le filet fauchoir fait toujours son office: c'est l'instrument indispensable à tout coléoptériste; c'est lui qui procure une bonne moitié des récoltes. Pourvu qu'il soit à la fois solide et léger, le reste est moins important. On peut faucher toutes les plantes : jamais le filet ne sera vide; cependant il y a certaines plantes qui sont préférables à d'autres : la luzerne, par exemple. Sur chaque ombellifère on est presque sûr de trouver quelques Strangalia, Leptura, Clytus, etc. ; il faut les examiner avec le plus grand soin. Le fauchoir peut généralement servir aussi de troubleau ; on peut toujours pêcher dans l'eau; les abris favoris des Hydrocanthares sont dans les touffes de plantes aquatiques qui bordent les mares et les étangs. D'un seul coup de filet on retire parfois plusieurs centaines d'individus. Le parapluie aussi est un précieux auxiliaire. On bat les arbres, les buissons au-dessus du premier parapluie venu, et surtout les buissons qui sont en fleurs ; les aubépines, les sureaux, etc. Les aubépines surtout fournissent toujours une précieuse récolte. Il faut en général examiner toutes les fleurs : on arrivera vite à reconnaître celles qui sont les meilleures pour l'entomologiste. C'est encore maintenant la saison des excursions d'un ou de quelques jours dans les montagnes, ou dans quelque localité riche en insectes. Il ne faut pas les négliger: d'abord, parce qu'elles fournissent une distraction des plus agréables à la vie de tous les jours; ensuite parce qu'on en revient presque toujours chargé d'un précieux butin. Ce sont des souvenirs bien agréables que ceux des chasses miraculeuses qui ne se font que dans ces excursions, et nous n'oublierons pas de longtemps notre excursion de Pentecôte 1869, où en une demi-journée nous avons recueilli chacun un millier d'individus, et pas des plus mauvais.

Notre Alsace est excellente pour des excursions de ce genre; on peut les varier indéfiniment et toujours revenir avec de nouvelles richesses. Les Vosges, les bords du Rhin, les forêts de la plaine sont des mines inépuisables pour l'entomologiste. N'oublions pas de citer encore les troncs coupés, les pièces de bois, les coupes dans les forêts, etc. C'est la seulement qu'on pourra prendre la plupart des Longicornes et des Buprestidés.

Hémiptères. — Il est facile pour le coléoptériste de collectionner aussi les Hémiptères. Celle classe, qui ne compte que 1.300 espèces européennes, renferme une foule d'insectes d'une grande délicatesse; aussi faut-il prendre plus de précautions avec eux qu'avec les Coléoptères. Il faut éviter d'en réunir trop dans le même flacon, et surtout de les toucher avec les doigts ; on les fait tomber dans le flacon sans y toucher, car ils perdent très facilement les pattes et les antennes. Le filet et le parapluie sont les deux instruments indispensables pour ceux qui commencent une collection d'Hémiptères. Plus tard, il faut compter surtout sur ses yeux pour distinguer à travers les herbes, sous la mousse, le thym, etc., les espèces plus rares qu'on ne trouve qu'ainsi.

Lépidoptères. — Les papillons éclosent en foule. L'année est un peu retardée et les chasses du mois de juin en seront plus abondantes. En plaine comme en forêt on peut faire son profit. Sur les routes ombragées, dans les percées des forêts, volent les Satyres, les Nymphales, les Iris, les Polyommates, les Argynnes, etc.

C'est aussi le mois par excellence des Sphingidés : ils commencent à éclore, et vers la fin du mois on trouvera leurs chenilles. — Les Sésies apparaissent surtout du 15 mai au 15 juin.

Quant aux Bombyx, on peut pratiquer, pour les prendre, la chasse à la lanterne. Le jour, ils volent dans les bois sombres ou se tiennent accrochés aux vieilles écorces. En campagne ! Profitons des beaux jours avant les fortes chaleurs.

Arachnides. — On trouvera dans le filet fauchoir et dans le parapluie de nombreuses araignées que nous conseillons beaucoup de prendre ; c'est une chasse fort négligée et qui ne mérite nullement le dédain qu'on a pour elle. On trouvera à la page 13 le moyen de les préparer.

Les mois de mai et de juin sont les mois de l'entomologie, et nous n'avons rien de particulier à dire sur les autres collections pour lesquelles le printemps et l'automne sont préférables.  

 

 

 

  


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