Histoire naturelle
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De la formation de la houille

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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DE LA FORMATION DE LA HOUILLE

Pour expliquer la formation de la grande quantité de houille qui se trouve au sein de la terre, il n'y a que deux hypothèses possibles. Ces dépôts carbonifères doivent ou résulter de l'enfouissement de plantes amenées par les eaux, ou de la décomposition d'une masse accumulée de végétaux qui sont nés et ont péri dans les lieux mêmes où on les trouve.

La première hypothèse s'explique de la manière suivante : à la suite de grandes pluies, ces cours d'eau venant à déborder, envahissaient les forêts avoisinantes, dont les végétaux étaient entraînés par les eaux et portés à l'embouchure des grands fleuves, où ils s'accumulaient.

Cette idée a contre elle la hauteur énorme qu'il faudrait supposer à ces sortes de radeaux pour en faire des couches aussi épaisses que celles de nos mines (1); des radeaux d'une hauteur semblable ne pouvaient assurément flotter dans les fleuves, à peine dans certaines mers. D'ailleurs les végétaux accumulés n'auraient pas pu se répartir assez régulièrement pour former des couches d'une épaisseur aussi égale que celles que nous connaissons. Quelques géologues prétendent que ces radeaux, avant d'arriver à l'embouchure des fleuves, se seraient divisés en d'autres radeaux plus petits se disséminant eux-mêmes sur les bords des cours d'eau.

Mais il paraît plus simple d'admettre que les végétaux, alors si nombreux et si développés, grâce aux énormes quantités d'acide carbonique répandu dans l'atmosphère, provoquaient par leur poids des affaissements du sol encore mal consolidé; des forêts immenses se trouvaient submergées, puis de nouvelles forêts, qui s'étaient développées dans le même lieu que les premières et sur leurs débris, s'affaissaient à leur tour; en sorte que tous ces végétaux, entassés ainsi se décomposant et se carbonisant peu à peu, ont formé la houille. C'est, du reste, à peu prés ce qui se passe encore aujourd'hui pour les plantes de nos marais que le temps convertit en tourbières.

La faune de cette époque, représentée par plusieurs espèces de polypiers, des orthocères, des goniatites, des bellérophons, des encrinites et quelques poissons, se composait surtout, comme on le voit, d'animaux aquatiques. Les mers seules offraient de nombreux habitants et les végétaux régnaient presque sans partage à la surface de la terre. Quel silence devait régner dans ces forêts sans bornes! Jamais le chant d'un oiseau, le cri d'un animal quelconque, le bruit de l'insecte qui vole, ne venaient troubler ces profondes solitudes !

Mont-de-Marsan. F. Barrière.

(1) On a calculé, en effet, que les couches de houille ne peuvent représenter que les 35/1000 environ de l'épaisseur des radeaux nécessaires à les former; or, on connaît des couches de 30 mètres.

 

 

 

  


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