Histoire naturelle
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Communications

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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Communications

 

COMMUNICATIONS.

Conservation des limaces. — N'existe-t-il aucune préparation pour conserver dans leur état naturel les mollusques, et en particulier les limaces? N'y a-t-il pas aussi un moyen de les tuer sans leur donner le temps de se contracter comme ils le font lorsqu'on les plonge dans l'alcool ? H. R.

— Pour conserver les mollusques testacés, on les met vivants pendant vingt-quatre à quarante-huit heures dans un vase fermé et rempli d'eau : l'animal se développe alors autant que possible hors de la coquille; puis on le met dans l'alcool. Je ne sais si le même système conviendrait pour les limaces. Je ne connais pas de moyen d'empêcher le racoquillage considérable produit par l'alcool, et je crois qu'il faut se contenter d'étudier les limaces en vie ou fraîches. Peut-être M. de Guerne pourra-t-il nous fournir quelques renseignements là-dessus. E. D.

Un nouveau parfum. — Je n'ai vu nulle part consigné que le Phyteuma spicatum acquît en séchant le parfum de la vanille. Ceci est un fait que j'ai observé personnellement cette année, et il est assez curieux pour être constaté, abstraction faite de l'utilité pratique que pourrait avoir cette découverte. J. Giraudias.

Collections élémentaires. — Le Comité d'encouragement aux études entomologiques continue à fonctionner. Les débutants n'ont qu'à faire par écrit, à M. Deyrolle, la demande d'une collection de tel ou tel ordre. Le Comité désirerait recevoir des collections d'hémiptères, hyménoptères, diptères, etc., qui sont souvent demandées.

Larves de xylophages. — M. D... (voir les communications du n° 15) n'aura, je crois, qu'à se louer du moyen suivant de se débarrasser des larves en question.

On peut facilement détruire ces larves de xylophages par l'eau oxygénée qui, loin de nuire à la couleur des tableaux, leur rendra, au contraire, son éclat primitif, en transformant le sulfure de plomb déjà formé par des émanations précédentes, lequel est noir, en sulfate qui est blanc.

La préparation est on ne peut plus facile : dans de l'eau tenant en suspension de la baryte (Ba O2, HO) vous faites passer un courant d'acide carbonique; il se forme du carbonate de baryte insoluble qui se précipite, et il reste de l'eau oxygénée. Comme cette eau oxygénée se décompose assez rapidement (à + 20°), on doit s'en servir aussitôt la préparation faite. On a ainsi un ingrédient qui détruira très certainement les larves sans aucun danger pour les peintures. I. Bétous.

Note sur une salamandre. — Nous trouvâmes, il y a quelque temps, ensevelie dans des plâtras au pied d'un vieux mur, une salamandre complètement desséchée et en parfait état de conservation. Le corps était légèrement replié sur lui-même ; la queue roulée en spirale possédait encore une certaine flexibilité ; en un mot, le corps ne présentait d'autre dégradation qu'une légère expoliation de la peau du crâne; les couleurs, il est vrai, avaient perdu un peu de leur éclat, mais cela uniquement parce qu'elles avaient été souillées par les plâtras. Après avoir ouvert le corps de la salamandre, nous trouvâmes les viscères intacts.

Nous n'attribuerons pas cela à l'influence des gelées, vu la douceur du climat des Landes ; au contraire, l'humidité du pays, jointe à cette douce température, ne pouvait que favoriser la putréfaction. Ne pourrait-on pas expliquer cette singulière conservation par l'action du salpêtre contenu dans les plâtras, corps qui a des propriétés antiseptiques assez prononcées? Mont-de-Marsan. G. Sourbets — F. Barrère,

(Nous ferons observer que l'on trouve fréquemment sur les chemins, etc., des tritons entièrement desséchés, mais intacts ; l'observation ci-dessus est-elle analogue au fait que nous indiquons? — Réd.).

Instruments. — Je désirerais savoir, par l'intermédiaire de la Feuille, où je pourrai me procurer les pinces et autres instruments nécessaires pour dégager les fossiles sans les abîmer. R. N.

Erreurs vulgaires. — Une opinion qui me paraît assez répandue parmi les paysans de tous pays est celle qui consiste à croire que les grands papillons, chenilles ou coléoptères sont les parents des petits, et que, par conséquent, ceux-ci grandiront, pourvu que Dieu leur prête vie. Je citerai comme exemple un paysan qui, chaque fois qu'il m'apportait une chenille de sphinx ou de bombyx, disait : c'est une bonne mère d'olènes (chenilles, dans le nord de la France).

A propos de ce mot, que j'orthographie comme je l'ai entendu prononcer, quelqu'un pourrait-il m'en donner l'origine? Tout en écrivant, je songe au participe d'oleo, olens, qui sent, et par extension, qui sent mauvais. Dans les mêmes localités, on appelle un papillon un pourvole ou une glaîne-Dieu (une glaîne est une poule). Je serais heureux de connaître les noms que l'on donne aux chenilles et aux papillons dans différentes contrées, E. Lelièvre.

Superstition. — En Touraine, quand une personne est mordue (on dit piquée) par un serpent, les habitants sont persuadés que son haleine peut leur communiquer le venin du serpent; aussi pas un individu qui veuille l'approcher, sauf le médecin. E. Lelièvre.

Rôle de la lumière artificielle sur la décomposition de l'acide carbonique. — Lorsque j'ai traité du rôle de la lumière sur l'assimilation, j'ai dit que la lumière artificielle était incapable de produire la décomposition de l'acide carbonique dans les cellules végétales à chlorophylle ; mais il semblerait résulter d'expériences récentes, dues à M. Prilleux, que la lumière d'une machine magnéto-électrique, celle de Drummond et même celle du gaz d'éclairage, peuvent amener les plantes exposées à l'abri des rayons solaires à éliminer de l'oxygène (Voir, pour plus de détails. Figuier, l'Année scientifique 1870-71). A. Lemaire.

Le Cossus bleu. — Plusieurs entomologistes ont vu dans certaines collections de lépidoptères une variété de Cossus ligniperda teintée de bleu ; beaucoup se demandent comment ce papillon, si sombre d'ordinaire, peut acquérir une couleur si différente du type. Voici le moyen de l'obtenir : il suffit de se procurer (chose facile) des chenilles de cette espèce parvenues à peu près à leur grosseur normale ; on les place dans une boîte en carton ayant servi à mettre des boules bleues qu'on emploie pour le linge, avec la précaution d'y placer un peu de son auquel on a mélangé une boule en poudre fine; la chenille, qui a encore besoin de prendre quelque nourriture, se décide à goûter un peu de son et va même jusqu'à attaquer les parois de sa demeure; elle se met bientôt en chrysalide, et à l'éclosion du papillon, on est tout surpris d'obtenir un individu dont les ailes, le thorax et même les antennes sont enduits d'une couleur bleu outremer magnifique, sans cacher aucunement les dessins du type.  Arras. Ch. Bureau.

 

 

 

  


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