Histoire naturelle
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Note sur deux espèces minéralogiques

Documents anciens d'histoire naturelle
tiré de "Feuille des jeunes naturalistes" 1870-1914
attention de nombreuses informations peuvent ne plus être d'actualité
 

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NOTES SUR DEUX ESPECES MINERALOGIQUES.

Parmi les nombreuses espèces minéralogiques que renferment les sables de la Loire, il en est deux qui, jusqu'à présent, ont été confondues dans les ouvrages locaux, bien qu'elles aient été soigneusement étudiées par Dufrénoy dans son Traité de minéralogie ; ce sont : 1° le fer magnétique ou oxydulé titanifère ; 2° le fer titané.

Ces deux espèces ont été réunies par M. Ménière dans son Essai sur la minéralogie de Maine-et-Loire (Bull. de la Soc. académ. d'Angers, t. XVIII), sous les noms de fer titané, nigrine, avec ceux de ménakanite, sable titanifère pour synonymes. Ce minéralogiste semble toutefois soupçonner ces deux variétés quand il donne pour caractère de l'espèce qu'il décrit tantôt d'être attirable à l'aimant, tantôt de ne l'être pas. De plus, en parlant du fer oxydulé, il cite une variété (fer oxydulé granulaire ou arénacé) « en grains arrondis au milieu des sables de la Loire, formant des traînées dans les anses du terrain riverain... et ordinairement titanifère, » variété qui, certes, doit se rapporter à l'une ou à l'autre des deux espèces que nous voulons distinguer.

Ces deux espèces, ou plutôt ces deux variétés, sont ainsi dénommées par Dufrénoy :

Fer oxydulé titanifère — Dufr., Minéral., t. II, p. 561 — attirable à l'aimant.

Fer titané — Dufr., Minéral., t. II, p. 626 — non attirable à l'aimant.

Cette dernière espèce contient beaucoup plus d'oxyde de titane que la première. D'après Dufrénoy, on doit y rapporter le ménakanite, le grégorite, l'isérine, le gallizinite, la nigrine et les sables titanifères de plusieurs localités.

Notre collègue et ami, M. Préaubert, a trouvé le fer titané en grains assez gros dans les sables de la Loire, en face Juiné; cet observateur est même parvenu à séparer l'acide titanique du fer oxydulé auquel il était mélangé.

Quant au fer oxydulé titanifère, je l'ai constaté dans les sables fins de la Loire qui bordent l'île Saint-Jean-de-la-Croix. A l'aide d'un aimant, j'ai pu le séparer en quantité très notable des matériaux étrangers auxquels il était mélangé. Outre le fer oxydulé titanifère, le sable de Saint-Jean contenait aussi une petite quantité de fer titané non attirable à l'aimant.

Maintenant reste à savoir le rôle que joue l'acide titanique dans le fer oxydulé et le fer titané. Est-il à l'état de combinaison ou de simple mélange avec l'oxydule de fer? Ou bien y a-t-il deux espèces distinctes, intimement réunies, le fer oxydulé et le fer titané ?

De ces trois opinions la dernière nous semble la meilleure, parce qu'elle explique tout à la fois la présence simultanée dans les mêmes sables du fer oxydulé non titanifère, du fer oxydulé titanifère et du fer titané, telle que l'ont constatée les recherches de plusieurs minéralogistes. Enfin, selon que ce fer titané serait uni à plus ou moins de fer oxydulé, il serait attirable ou non à l'aimant et constituerait les deux espèces distinguées par Dufrénoy.

Angers. Georges Bouvet.
Société d'études scientifiques d'Angers.

 

 

 

  


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